Une rentrée et des insuffisances dans les écoles du centre-ville

par Mireille Mavrides et Christian Pellicani   
Elus communistes du 1er secteur


Le manque criant de moyens dans nos écoles se fait de nouveau ressentir.
En cette période de rentrée, les insuffisances du système scolaire marseillais se révèlent une nouvelle fois patentes et extrêmement dommageables pour les élèves du centre-ville.
À cet égard, deux exemples s’avèrent particulièrement criants.
Tout d’abord, les mesures de prévention relatives à la désormais fameuse grippe A.
La multitude des messages et des annonces gouvernementales sur le sujet laissait à penser que toutes les précautions seraient prises en cette rentrée pour limiter les risques de propagation du virus dans les écoles.
Le constat fait à l’école Candolle (7ème arrondissement) semble pourtant les contredire.
En effet on dénombrait ce matin seulement 27 masques à disposition de l’école pour 126 élèves, sans compter le personnel de l’établissement.
Une nouvelle fois et malgré les déclarations alarmistes de nombreux responsables politiques, les annonces ne sont pas suivies des faits, ce qui n’ira pas sans poser de réelles difficultés aux écoles touchées par le virus.
Autre exemple aux conséquences désastreuses pour les élèves de notre ville, le parcours du combattant qu’ont connu de nombreux ménages pour inscrire leurs enfants en maternelle.
Bon nombre de parents ont en effet dû faire face à l’insuffisance des places disponibles dans les établissements accueillant les élèves de 3 à 6 ans les contraignant de ce fait soit à de longs trajets, les places proposées pouvant se situer dans d’autres arrondissements, soit à se tourner vers le privé faute d’alternative, soit enfin à déscolariser leurs enfants.
Cette situation se révélant d’autant plus inadmissible que ces difficultés se concentrent en majorité dans les quartiers les plus populaires alors même que l’on connaît l’importance de la scolarisation dès 3 ans dans les milieux les moins favorisés pour lutter contre l’échec scolaire.
La mairie de Marseille mène depuis de longues années une politique visant à accroître la part de l’enseignement privé dans notre ville et ce au détriment des familles les plus modestes.
Il est urgent que la majorité municipale cesse de nier ce manque de places et de moyens et se donne enfin les moyens d’agir afin de lutter efficacement contre la déscolarisation et le recul de la mixité sociale dans ces quartiers.
L’école publique, laïque et gratuite dès 3 ans est un droit et il doit s’appliquer dans le centre-ville de Marseille comme dans les autres secteurs de la ville.

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