Mercredi 10 février 2010 3 10 /02 /2010 10:34
Rapport n° 17: Dépenses d’investissement des Mairies de secteur à effectuer avant le vote du Budget Primitif 2010.

par Christian Pellicani



Monsieur le Maire, Chers collègues,


Le Groupe Communiste, républicain et citoyen votera ce rapport.

Permettez-moi toutefois de réagir à votre annonce fin 2009 de déposer un projet de loi visant à réviser la loi concernant le fonctionnement des mairies de secteurs et notamment l’élection des conseillers et maires.

On pourrait se féliciter de cette annonce si vous aviez exprimé le souhait de donner davantage de moyens aux mairies de secteur afin qu’elles puissent exercer des compétences de proximité et répondre ainsi, avec des moyens financiers et humains adéquats, aux attentes de la population.
 En la matière, on pourrait imaginer des moyens permettant la résolution par les mairies de secteurs du problème des garderies scolaires ;
Ou leur donner les moyens et la capacité de boucher rapidement un trou sur la voirie ;
Ou mieux encore, de bénéficier du nombre d’employés municipaux suffisant pour assurer de façon directe l’entretien et la surveillance des parcs et jardins que vous n’assumez quasiment plus au niveau de la mairie.

Hélas, seul le souci de conserver une majorité absolue au conseil municipal motive cette démarche législative, qui s’inscrira, on peut le craindre, dans la droite ligne des textes du gouvernement UMP relatifs à la réforme des collectivités territoriales.

Ces réformes vont entraîner de fait la suppression de la parité, renforcer l’autoritarisme des préfets, institutionnaliser le bipartisme et réduire les marges d’action des élus locaux.

Alors que la loi n’est pas encore adoptée, vos collègues candidats aux Régionales proposent rien de plus que de replier la collectivité régionale sur quelques compétences anticipant ainsi la suppression de la clause générale de compétence.
Ce qui aura pour effet d’étouffer le monde sportif, culturel, associatif et un peu plus les petites communes.

Votre projet est de la même veine que la réforme engagée par votre gouvernement UMP : réduire les marges de manoeuvre des collectivités et vous assurer des majorités en réduisant la place du pluralisme au moment des élections.

Quant à vous, monsieur le Maire, vous avez de la constance, votre discours, à la prise de fonction de Jean Roatta comme maire de secteur en 1995, exprimait votre désapprobation de la décentralisation initiée par Gaston Defferre et la Gauche.

J’invite à relire votre discours du moment, on y trouvera les germes qui inspirent les réformes antidémocratiques en cours.

Nous nous devons d’alerter la population et l’opinion publique sur ces tentatives de remise en cause de la décentralisation et du pluralisme politique.   




   









Par groupe Communiste, Républicain et Citoyen
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Mercredi 10 février 2010 3 10 /02 /2010 10:30
Rapport 16 : Orientations budgétaires

par Jean-Marc Coppola


Monsieur le Maire,

En découvrant le rapport d’orientations budgétaires, je croyais lire votre programme électoral avec un catalogue de promesses, je cite :

-" la municipalité entend relever plusieurs défis en 2010
- elle maintiendra un important effort d’investissement
- elle poursuivra son effort de stabilisation de l’endettement et d’optimisation des ressources humaines"

et le clou de l’introduction:
" le recours à la fiscalité restera limité au strict minimum"

pour conclure
" Marseille met en œuvre toutes ses ressources pour conforter sa place de grande métropole attractive"

En fait vous vous payez de mots, Monsieur le Maire, et vous trompez les marseillais.

Vous vous payez de mots car si vous affichez une ambition, vous savez très bien que Marseille ne maîtrise qu’une part réduite de son devenir.

La ville est sous perfusion financière d’autres collectivités qui le lui font payer cher. Elle est totalement tributaire de la mondialisation qui a totalement transformé le rôle et le rang des places portuaires, et ce n’est pas fini.

Elle est de plus en plus intégrée dans son fonctionnement quotidien dans un bassin de vie étendu. Et les effets salutaires de l’entrée dans la Communauté urbaine en 2001 avec le bénéfice d’une forte Attribution de Compensation sont maintenant estompés du point de vue du fonctionnement. L’endettement est excessif, et l’emprunt a été fortement sollicité puisque la charge d’intérêts qui pèsent sur les marseillais est plus de deux fois supérieure à la moyenne.

Vous vous payez de mots, car non seulement vous ne répondez pas concrètement aux inquiétudes sur l’avenir de Marseille au niveau économique, au niveau de l’emploi…

…mais vous ne répondez pas non plus aux besoins et attentes des marseillais, en terme de logements et de services publics de proximité…

…et, cerise sur le gâteau, vous proposez d’alourdir l’impôt local injuste à la charge des contribuables. Ce qui est totalement insupportable au regard des faibles capacités contributives de la grande majorité de la population.

On recense plus de la moitié des foyers disposant d’un revenu fiscal inférieur à 15 000 euros.

Enfin vous trompez les marseillais en masquant votre véritable projet qui vise à favoriser l’investissement et la rentabilité des capitaux au détriment de la consommation, de l’emploi et de l’amélioration du cadre de vie, au détriment de la construction d’une ville de vivre ensemble

Tout d’abord concernant l’ambition que vous affichez en terme d’essor économique et urbain de Marseille, je cite : intégrer le top 20 des métropoles européennes.

Le chemin va être vraiment long. A moins que vous n’ayez choisi le chemin de croix, histoire de pimenter le défi, de rajouter des obstacles aux difficultés.

Car comment accroître l’attractivité et le rayonnement de Marseille pour améliorer l’emploi et le niveau de vie des habitants, quand vous avez laissé partir le siège de Total, vous avez laissé fermer l’entreprise Legré-Mante, que nous sommes loin des objectifs de création d’emplois au Grand Port Maritime, que vous ne levez pas le petit doigt pour sauver la réparation navale et pour dynamiser l’activité de Netcacao… ?

Vous allez même jusqu’à citer la ligne à Grande Vitesse PACA dans son tracé des « métropoles du Sud », un projet escargot, comme notre pays n’en a jamais vu.

En effet elle est en projet depuis 1989. Nous sommes en 2010, et on entend parler de 2020, 2030, voire 2040 pour la mise en service. 31 ans dans le meilleur des cas pour construire 200 kilomètres de voies ferrées, je comprends mieux l’échec du Sommet de Copenhague.

Et je tais le coût exorbitant que devront payer les contribuables, car pour ceux qui l’ignorent, ce sont les collectivités locales qui financeront cette infrastructure nationale, et même européenne.

En fait, vous avez une vraie volonté politique, et elle s’affirme de projet en projet, c’est la privatisation des espaces publics.

Espaces publics territoriaux voués à la chalandise, au marché, à la finance, avec les terrasses du port, la reconfiguration du stade Vélodrome, le Palais de la glace et de la glisse, l’Hôtel Dieu, jusqu’à la Poste Colbert.

Espaces publics sociaux, avec la casse des services publics, avec la réforme des collectivités territoriales que vous cautionnez, alors qu’en votre qualité de Maire, vous vous tirez une balle dans le pied, puisque la disparition de la clause de compétence générale, empêchera les autres collectivités d’aider Marseille.

Vous dessinez une ville d’animations, de loisirs, qui ne sera ni attrayante, ni attractive, car elle sera uniformisée.

Une ville comme on peut en voir des dizaines, sans âme, aseptisée des cultures populaires. Vidé, le creuset cosmopolite héritier de 26 siècles. Gommée la mixité qui fait la richesse de notre ville. Dépouillée des entreprises qui créent l’emploi et la richesse. Noyé, le port qui vous insupporte, sauf pour les bateaux de croisières, mais dont les clients préfèrent les alentours à notre centre-ville.

Et les besoins sociaux continuent d’être niés, je ne prendrai qu’un exemple : le logement social. Plus de 60 % des marseillais pourraient prétendre à un logement social, et 40 % en ont effectivement besoin.

Aussi ne faudrait-il pas saisir l’annonce récente de moyens supplémentaires pour le logement social à auteur de 140 millions d’euros ciblés sur les Régions Ile de France, PACA et Rhône Alpes ? Ce qui ferait 4 000 logements à Marseille. De nouveaux logements qui permettraient de satisfaire les besoins mais aussi d’augmenter nos bases fiscales, bien utiles.

Au chapitre des finances

Vous vous abritez derrière la crise pour justifier les vraies difficultés de Marseille : la faiblesse des moyens de la ville.

La crise a certes des conséquences négatives mais la faiblesse des recettes n’est pas une question nouvelle. Le problème est que les causes fondamentales ne sont pas abordées pour trouver des solutions.

Je cite quelques unes de ces causes.

D’abord au plan général, vous et votre ami Chef de l’Etat, avez aidé les banques sans leur demander la moindre garantie, sans engagement en retour, et aujourd’hui vous faites le tour de force de vouloir faire payer la note aux familles, aux travailleurs, aux contribuables les plus modestes.

Plus près de nous, vous avez misé il y a quelques années sur la Communauté urbaine pour que les communes environnantes aident Marseille.

Or non seulement les dotations de la Communauté urbaine sont faibles, mais aujourd’hui cette stratégie se retourne contre Marseille, avec la suppression de la taxe professionnelle que vous avez votée, puisque les autres communes de la CUM voient leurs recettes fondre.

Pour 2010, la progression des dotations de l’Etat d’à peine 0,6 %, et leur niveau très inférieur à celles d’autres villes importantes, poussent à des engagements de type Partenariat Public Privé pour les dépenses d’équipements

Ces engagements constituent le plus souvent des palliatifs coûteux et peu lisibles. Ce sont des bombes à retardement dans leur structure même.

Pour conclure, nous dénonçons, un budget qui s’appuie sur un projet dont l’ambition, s’arrête à la dénomination des actions.

Nous dénonçons un étranglement fiscal inacceptable au regard de la dégradation des services.

Ce n’est pourtant pas fatal car la force et les atouts de Marseille, ce sont ses habitants, mais vous n’activez pas la citoyenneté source d’efficacité.

Un vœu d’intervention citoyenne active que je formule pour l’ambition culturelle de 2013, afin de réussir ce rendez-vous important pour nos concitoyens, pour l’emploi, pour l’économie, le rayonnement et l’image de Marseille.

Une ambition qui nécessiterait une mobilisation de fonds européens plus forte, pour que cet objectif permette de changer la donne.
Par groupe Communiste, Républicain et Citoyen
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Mardi 5 janvier 2010 2 05 /01 /2010 11:27


Le temps passe, les années filent.
Quand une nouvelle année commence, on se demande toujours si elle apportera la paix et le bonheur à chacun...
Fermez les yeux et faites un voeu !


Frédéric DUTOIT, Président de Groupe
&
Les Elu(e)s Communistes de la Ville de Marseille
vous souhaitent une Bonne & Heureuse Année :

                                        2  fois plus de bonheur
                              0  échec
                              1  certain nombre de beaux projets
                              0  regret

 




Par groupe Communiste, Républicain et Citoyen
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Lundi 14 décembre 2009 1 14 /12 /2009 16:20
Lors de cette séance, les élus du groupe CRC sont intervenus sur plusieurs rapports que vous pourrez retrouver en intégralité en cliquant sur les liens correspondants.

Un rapport et non des moindres concernant la réorganisation des services de la ville de Marseille n'a pu être débattu lors de cette séance, le maire de Marseille, Jean-Claude GAUDIN, évoquant que le temps imparti à l'opposition était écoulé.


Par groupe Communiste, Républicain et Citoyen - Publié dans : Les séances
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