par Valérie DIAMANTI
Rapport n° 69
Monsieur le Maire, Cher(es) Collègues,
Mon groupe va voter positivement ce rapport.
Néanmoins, il tient à souligner que cela ne concerne que les 2 seules aires d’accueil de Saint-Menet et de Mazargues. On ne peut se satisfaire de cet état de fait pour une commune telle que la nôtre.
En effet, en 2005, en réponse à un courrier de Robert BRET, alors sénateur, vous vous étiez personnellement engagé à rechercher une aire supplémentaire nécessaire à Marseille, en plus des travaux supplémentaires de réhabilitation, élément positif, des 2 aires précédemment citées.
Qu’en est-il de cette 3e aire alors que les besoins sont criants dans la commune ?
Serait-ce du non-respect ou un respect minimum de la loi « Besson » ?
Il n’est plus que jamais nécessaire de réfléchir tous ensemble, pourquoi pas autour d’une table ronde, à une véritable politique d’accueil et d’accès aux droits de toute la population des gens du voyage, souvent stigmatisée, le plus souvent, accusée de tous les maux y compris par certains élus.
Je pense, plus précisément, aux gens du voyage qui sont installés à Saint-Henri, actuellement, et qui ont, tout d’abord, été expulsés d’un terrain à Grand Littoral, puis de Saint-André.
Tout se passe bien, ils ont leurs enfants scolarisés, ils travaillent et paient les impôts sur les caravanes (loi de finance 2006).
C’est l’exemple type, ou à défaut, d’aires d’accueil en nombre insuffisant. Ces installations illicites, sur des terrains privés, perdurent au grand dam des gens du voyage, des habitants, et des élus qui font appel aux forces de l’ordre.
Des efforts ont été faits un temps, je pense à Consolat-Mirabeau dans le 16e arrondissement, il y a quelques années, mais ils ont vite été abandonnés. Il faut voir, aujourd’hui, dans quelles conditions y vit la population.
Il ne suffit pas d’avoir toujours comme discours, celui de la citoyenneté et des droits de l’homme, on doit être capable d’apporter des réponses de qualité de vie, humaine à des situations trop souvent faites de référés, de recours en justice, d’interventions pour expulsion par les forces de l’ordre.
L’évaluation des besoins, faite il y a quelques années dans le cadre du schéma départemental, démontrait la nécessité criante de cette troisième aire de grand passage ainsi qu’une grande aire de rassemblement à Marseille. Où en est-on ?
Le respect dû aux gens du voyage, citoyens européens comme nous, et un véritable effort de compréhension à l’égard de leur choix de vie, harmoniseraient des relations trop souvent conflictuelles.
Monsieur le Maire, il doit exister des terrains communaux libres à aménager dans notre commune pour accueillir la population des gens du voyage.
Que comptez-vous faire Monsieur le Maire ?
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