Mercredi 18 novembre 2009 3 18 /11 /2009 10:02

par Frédéric DUTOIT

Après l'intervention de Madame Vassal, je tire 2 leçons :

- la première : suite à la conférence des présidents des groupes du Conseil municipal de Marseille de lundi dernier, vous nous avez clairement demandés Monsieur le Maire, de ne pas engager de débat en séance sur cette question,
aussi permettez-moi monsieur le Maire d'être étonné et même en colère car vous ne respectez pas votre engagement puisque c'est vous qui engageait le débat sur les ordures ménagères par l'intervention d'une élue de votre majorité , Madame Vassal, qui sait nous critiquer sur notre politique "politicienne",  mais que vient-elle de faire, elle, par son intervention ?

- la deuxième leçon que je peux tirer concerne la gouvernance partagée de la CUM:

c'est bien beau la gouvernance partagée mais il ne suffit pas d'être d'accords entre élus, la preuve par les dossiers concrets, comme le récent débat sur les ordures ménagères  en Conseil de communauté,et  qui revient aujourd'hui en débat : il y a un choix politique à faire : ou on applique une politique de droite ou une politiique de gauche.
Aussi, faisons le choix politique de la gestion publique des ordures ménagères pour Marseille, comme j'ai pu le dire en séance plénière de la CUM lundi dernier, car vous, la droite, à travers les propos de Mme Vassal, vous êtes bien les tenants du libéralisme et pour le privé.
Rien ne me fera croire que le privé serait moins onéreux que le public, qu'il n'a pas pour objectif de dégager des marges.
Par groupe Communiste, Républicain et Citoyen
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Mardi 10 novembre 2009 2 10 /11 /2009 17:39
Intervention de Frédéric DUTOIT, vice-président du groupe CRC à la CUM

Conseil de communauté le 9
Novembre 2009


Monsieur le Président,
Cher(e) s collègues,


Pendant plus de six jours, les marseillaises et les marseillais ont vu s’amonceler les ordures ménagères dans leur ville.

En bloquant l’accès de tous les centres de traitement et de transfert des déchets, les salariés de la société Bronzo ont manifesté pour sauvegarder leur embauche. Si tel était le seul motif, ils ont eu raison de défendre leur emploi et leurs salaires.

Fallait-il, pour autant, aller au blocus de toute une ville, alors que la loi permet de faire respecter ces droits dans le cadre de nouveaux marchés ?

Mais il faut maintenant tirer les leçons de cette mésaventure. Je crois qu’il est grand temps de s’interroger sérieusement sur une pratique de la gestion publique qui porte atteinte aux intérêts des marseillais.

Cette pratique, nous l’héritons des gestions précédentes à la ville de Marseille, puis à la Communauté urbaine : dans onze arrondissements le ramassage des ordures ménagères et la propreté sur la ville sont assurés par la puissance publique, en l’occurrence la Communauté Urbaine, qui en a la compétence ; les autres le sont par le privé.

Le problème n’est plus de redéfinir la cartographie de cette répartition. La vraie question est de savoir si cette délégation d’une partie du service public a un
sens ?

Franchement, Monsieur le président, peut-on encore légitimer cette inégalité de traitement entre les arrondissements de Marseille ?

Ce n’est certainement pas une question de coût. Car de deux choses l’une là aussi :
Soit le privé est moins onéreux, et alors il faudrait lui accorder l’ensemble du ramassage et du nettoyage sur la ville,
Soit ce n’est pas le cas, et alors rien ne nous oblige à passer par lui.

Plus encore, Monsieur le Président, les entreprises qui soumissionnent aux appels d’offres sont assurées d’une prise en charge totale du coût du ramassage par la Communauté Urbaine, que ce soit en investissement ou en fonctionnement.

C’est un beau cadeau octroyé aux entreprises privées. Car personne ne croit, ni les citoyens, ni les élus, qu’elles n’ont pas pour objectif de dégager des marges financières. Elles ne travaillent pas à perte. Ce sont d’ailleurs toujours leurs salariés, et souvent la population, qui en subissent les conséquences en matière de conditions de travail, de salaires, de précarité ou/et de services rendus.

J’ajoute, que la périodicité du renouvellement des marchés concernés et le caractère aléatoire de l’octroi des lots - ce que l’on appelle  la concurrence - crée cette inquiétude bien légitime des salariés.

Dans tous les cas de figure, et à l’expérience, ce partage d’un autre temps public/privé ne règle aucun problème. Il fragilise la gestion, coûte à la collectivité, et n’offre pas plus de garantie de prestation efficace à l’échelle de tout l’espace urbain.

Voilà pourquoi je plaide pour une harmonisation de ce service rendu aux Marseillais.
Et je réponds tout de suite à votre proposition de tout à l’heure, Monsieur le président, à savoir que notre groupe est pour l’intégration des personnels du privé au sein de notre collectivité .

Ce qui s’est passé ces derniers jours renforce notre conviction ; l’intérêt privé est en la matière à l’opposé de l’intérêt général.

Sachons en tirer toutes les leçons pour que ne se reproduise plus un tel scénario.

La solution n’est plus à chercher dans la relance d’une procédure d’appel d’offre, mais dans la réintégration dans le même service public du ramassage et de la propreté, de tous les secteurs.

Cela nécessite, comme vous l’avez proposé monsieur le président, d’être construit ensemble et en concertation avec tous les acteurs salariés et usagers concernés, pour apporter à nos concitoyens la meilleure garantie d’une ville propre et bien entretenue.
Par groupe Communiste, Républicain et Citoyen - Publié dans : Les dossiers Marseille à la CUM
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Mardi 6 octobre 2009 2 06 /10 /2009 12:56
Ce conseil municipal fut l'occasion pour les élus du groupe CRC d'intervenir sur plusieurs sujets d'actualité :

- Garderies des écoles et maternelles du 1er secteur
- Projet Centre-Ville
- Incendie de Carpiagne et de Saint-Cyr
- Théâtre Toursky


Par groupe Communiste, Républicain et Citoyen - Publié dans : Le Conseil Municipal
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Mardi 6 octobre 2009 2 06 /10 /2009 12:13
par Jean-Marc Coppola

Rapport n° 36 : Approbation du caractère d'urgence impérieuse donnée aux travaux de mise en sécurité de l'ensemble de la zone incendiée le 22 juillet 2009 au droit des massifs forestiers de Carpiagne et de Saint Cyr - 9e, 10e et 11e arrondissements  - Subventions.

Je voudrais profiter de ce rapport, Monsieur le Sénateur Maire, pour vous signaler que d’autres incendies peuvent éclater à Marseille, si l’Etat ne joue pas son rôle et c’est à vous de l’interpeller.

Je fais allusion à d’autres éléments vitaux de notre ville qui risquent de disparaître sans intervention de l’Etat. Je veux parler des  racines, comme celles de l’arbre de l’espérance, de la sève qui coule dans les branches et les feuilles de nos quartiers, des couleurs métissées qui ont bâti Marseille depuis 26 siècles, du terreau fertile qui a permis à Marseille d’avoir été retenue Capitale Européenne en 2013, je veux parler de la Culture.

Deux hommes, Richard MARTIN, Directeur du Théâtre Toursky et Jean PONCET, Poète, ont entamé une grève de la faim pour crier l’injustice que la compagnie subit de la part de la DRAC. Pourtant Richard MARTIN a permis à des quartiers populaires de vivre debout, grâce à la création artistique et culturelle.

Le lieu de citoyenneté, de culture, qu’il fait vivre depuis 40 ans, est tout aussi important que n’importe quel arbre de notre ville.

Il vous faut prévenir l’incendie qui couve en interpellant le Ministre de la Culture.


Par groupe Communiste, Républicain et Citoyen
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